Yaoi POWA !!! U_U

Yaoi POWA !!! U_U
Hallo leute !

J'entame une première fic yaoi, à tout hasard, après avoir lu des tas et des tas de fictions du même genre ^.^
Je pense que se sont toujours celle là qui me font le plus d'effet <3
[...]
Y a un truc spécial dans les yaoi...
Je ne saurais pas l'expliquer, mais un petit truc qui me séduit et qui me captive X)

Résultat, un jour de pluie gris et triste
J'avais envie d'écrire sans savoir vraiment quoi...
J'ai commencé cette fiction...

Sinon, âmes sensibles, homophobes et tous ceux qui sont pas d'accord, vous êtes parfaitement libres de lire mais il vaudrait mieux pour vous que vous partiez tout de suite U_U

/!\ Bien sur cette fic contiendra des lemons, qui seront annoncés en début de chapitre ;D

Autremeeeent... Perverses POWAAAA !!!!
Vous êtes chez vous ^^

Je pense utile de signaler que dans cette fiction, Bill, Tom, Georg et Gustav ne sont pas connus et ne forment pas le groupe Tokio Hotel =D


Bonne lecture !


=> Clique ici ^^ [Deuz' yaoi ^^]

=) Vi' =)


NB : Vous ne pouvez pas laisser de coms, mais ma messagerie [de blog ^^] est toujours là =P





# Posté le vendredi 24 août 2007 07:15

Modifié le mercredi 27 août 2008 07:31

Prologue...

Prologue...
Prologue :

Le stylo court. Court d'un bout à l'autre de la feuille, ne cessant pas ses va et viens, rebondissant devant chaque bord blanc. Le soleil décline peu à peu, caressant l'encre de ses derniers rayons. Dehors, l'atmosphère chaude rafraîchie d'une nuit d'été s'est installée. Les oiseaux font entendre leur dernier chant de la journée. Quelques convives discutent du barbecue qu'ils viennent d'achever. Mais derrière la vitre, tout est suspendu. Suspendu à une larme qui ne se décide pas à tomber. Elle a pris source dans ses yeux mais n'arrive pas à passer la barrière des paupières. Seul le stylo l'ignore, cette goutte salée qui brille comme un diamant dans ses yeux noisette. Lui seul ne se suspend pas à la présence de la larme. Elle est si petite, si insignifiante, pourtant elle semble d'une importance capitale. Si elle s'échappe que se passera-t-il ? Que se passera-t-il pour ces mains fines, cette bouche si bien dessinée, ce visage gracieux, ce corps si fluet, ces bras si maigres ? Il semble si fragile. Si fragile qu'on dirait que cette larme pourrait le briser en s'échouant dans son cou. Pourtant il souffre et la larme est là pour le prouver. Elle déborde peu à peu, reste un instant au bord de l'½il comme si elle observait le gouffre où elle va se jeter. Il écrit toujours, arrive à la fin de sa feuille. Il sent la larme déborder, tomber de l'autre côté. Du côté extérieur. Puis rouler sur sa joue. Finir sa course au creux de son cou. La porte s'ouvre, interrompant le mouvement du stylo sur la feuille. Deux yeux noisettes se lèvent pour rencontrer deux autres yeux exactement semblables. Les larmes envahissent les deux regards simultanément. Les deux silhouettes, comme chaque moitié d'un miroir, font un pas l'une vers l'autre. La première s'écroule en pleurs sur la deuxième qui la berce doucement. Ses lèvres parcourent chaque millimètres de l'autre qu'elles peuvent atteindre. Enfin... Il passe ses mains dans la crinière sombre de son frère. Enfin... Elles descendent le long de ses hanches et les caressent longuement. Enfin... Enfin il retrouve ce corps. Son oxygène, sa moitié, sa raison de vivre. Celui dont il a du se passer pendant 5 ans et dont l'image ne l'a jamais quitté. Son âme s½ur. Son amour. Sa vie entière dans un corps identique au sien. Dans le corps de son jumeau. Dans le magnifique corps parfait de Bill Kaulitz...



# Posté le vendredi 24 août 2007 07:21

Modifié le dimanche 16 mars 2008 10:10

Chapitre 1 - Frayeurs

Chapitre 1 - Frayeurs
Chapitre 1 : Frayeurs

*5 ans et demi plus tôt*

Il faisait chaud, bouillant, humide, cette journée de la fin septembre. Aux alentours de 18 heures dans la rue d'un petit lotissement allemand, une voiture passa, déclenchant les aboiements d'un chien de garde qui tira sur la chaîne qui l'attachais au mur et la décrocha, provoquant un bruit sourd à mi chemin entre le grondement et le claquement. Ce bruit fit relever la tête d'un jeune homme, assis devant un bureau couleur hêtre, la tête penchée sur un cahier où il écrivait avec force grimaces. Que n'aurait il pas donné pour pouvoir se baigner dans une eau bien fraîche ! Hélas, il était chez lui, il faisait bien dans les trente degrés dans la maison et il lui restait une imposante masse de devoirs à faire. Il passa sa main dans ses mèches brunes et soupira longuement et profondément. Laissant tomber son crayon, il recula sa chaise et posa ses pieds sur ses cahiers. Bill Kaulitz commençait à en avoir sérieusement marre de travailler. Son cerveau bourdonnait dangereusement, ses doigts étaient tout engourdis, il suait, il puait, il collait. Ses pieds faisaient de l'anti ventilation et bouillaient dans ses chaussettes mais il savait que l'odeur qu'ils dégageraient s'il les enlevait serait encore moins supportable. Il s'offrit une pause et descendit se chercher une limonade bien fraîche et du beurre de cacahuète qu'il engloutit pensivement, allongé sur son lit. Il prit une douche rapide qui lui fit un bien fou, s'habilla d'un T shirt blanc et d'un jean et retourna à ses devoirs, les cheveux encore dégoulinants d'eau. Penché sur un cahier, la tête entre les mains, le jeune androgyne avait tout d'un élève de terminale studieux. Soudain, il poussa un hurlement de douleur et tomba à terre, plié en deux, les mains crispées sur son ventre, tremblant de tous ses membres. Il se roula par terre, assailli par des douleurs indescriptibles et par une frayeur atroce. Les hurlements qui sortaient de sa gorge formaient un mot, un nom :

« TOOOM !!! »

Aussi brusquement qu'elles avaient commencées, les douleurs prirent fin. Bill gisait au sol, toujours recroquevillé sur lui même, le souffle saccadé, les paupières à demi fermées. Des larmes maculaient ses joues et le nom de son frère, qu'il avait hurlé auparavant, s'échappait toujours de ses lèvres, en un murmure plein de sanglots. Il se redressa d'un bond avec une légère grimace et sortit fiévreusement son portable de sa poche. Il composa le numéro de son jumeau et attendit. Une sonnerie. Il serra sa main sur son c½ur pour essayer d'en modérer les battements. Deux sonneries. Dieu qu'il avait peur... A la troisième sonnerie, une voix féminine lui répondit.

« Allô ?
- Mais que... Où est Tom ?
- Il vient d'entrer aux urgences d'Hambourg, il a eu un malaise sur la voie publique.
- Oh mon dieu...
gémit l'androgyne.
- Qui êtes vous ?
- Son frère jumeau. Que... Qu'est ce qu'il a ?
- Il a fait une attaque cardiaque, un infarctus.
- Oh non... Tom... Je... J'arrive. »


Il raccrocha, fourra son portable dans sa poche et courut aussitôt jusqu'à sa voiture. Il démarra au quart de tour et commença à rouler comme un dératé, se retenant à grand peine de hurler, les larmes brouillant sa vue. Il poussa un petit gémissement de douleur, alla chercher tout au fond de lui et se répéta intérieurement « J'arrive Tom, tiens bon, je suis là... », tournant et retournant la phrase dans son esprit pour tenter d'ignorer la douleur qui lui rongeait le c½ur. Il freina brusquement devant le parking de l'hôpital et courut jusque dans le hall. Il bouscula plusieurs personnes de la file d'attente et accéda au comptoir.

« Je dois voir Tom Kaulitz.
- Il est en salle d'opération, annonça la jeune femme après avoir parcouru ses dossiers informatisés.
- Je dois absolument le voir ! S'il vous plaît, je suis son frère jumeau...
- Je suis désolée mais ce n'est pas possible. Il doit être endormi à l'heure qu'il est. Veuillez patienter ici, je vous ferais signe quand il sortira. »


Il essuya ses larmes d'un geste rageur et alla s'asseoir sur un banc. Il recommença à sangloter, la tête dans les mains, rongé par l'angoisse, ses lèvres formant silencieusement le nom de son frère. En proie au désespoir le plus profond, il entama un dialogue intérieur à sens unique.

*Tom, me laisse pas... Meurt pas...Tom... Je t'aime. Reste avec moi, je peux pas vivre sans toi... Mon frère... Ma moitié... Mon amour...J'ai besoin de toi... Besoin de toi... Ne t'en va pas... Tu peux pas faire ça... Je t'aime trop. Tom. Tom !*

Il venait de hurler. Un cri désespéré qui fit tourner la tête de tous les visiteurs. L'infirmière qui l'avait accueilli vint vers lui et lui annonça que Tom venait de sortir et se trouvait à présent en salle de réveil.

« Il est hors de danger, précisa-t-elle. Vous pouvez aller le voir, mais laissez le se réveiller tranquillement.
- Bien, répondit Bill d'une voix blanche. »

Il suivit l'infirmière jusqu'en salle de réveil où elle le guida jusqu'à un lit. Son frère y dormait paisiblement, ses si beaux traits plongés dans un sommeil profond. Le brun s'approcha et contempla ce visage si parfait qu'il connaissait par c½ur et qu'il aimait tant. Il se mordit doucement la lèvre et détailla du bout des doigts les lignes gracieuses du visage du dreadé. L'infirmière le laissa, gênée. Bill ne s'en rendit même pas compte. Il n'y avait plus que Tom. L'odeur de Tom. Le visage de Tom. Son frère jumeau qui faisait partie de lui, qui partageait son âme. Son amant avec qui il partageait un amour passionnel sans faille –bien qu'incestueux- depuis 2 ans. Cette personne si parfaite qui lui donnait envie d'embrasser chaque parcelle de son corps quand il la voyait. Cet être si tentant qui lui procurait une joie intense par un simple sourire. Son frère si craquant dont l'odeur lui faisait tourner la tête. Tom, dont un simple regard pouvait lui redonner l'espoir dans les pires moments. Tom qui savait si bien l'aimer... Tom qu'il aimait tant... Son âme s½ur, dans les deux sens du terme.

« Je ne veux pas rester seul ici, souffla-t-il au creux de l'oreille de son double, restons ensemble dans la nuit... »

Le blond ouvrit immédiatement les yeux et tenta de lever la tête. Mais il était si bien dans ses oreillers et sa tête était si lourde... C'est alors qu'il le vit. Son amour, sa vie. Bill, qui lui souriait doucement, penché à quelques centimètres au dessus de son visage. Il émit un faible murmure ravit :

« Bill...
- Je suis là, petit ange. »


Il se pencha un peu plus et effleura de ses lèvres celles de son frère. Ce n'était qu'un simple contact, mais c'était si bon... Tom voulut approfondir le baiser mais son frère se redressa lentement avec un :

« Non, mon c½ur, tu dois te reposer.
- Je ne suis pas fatigué ! J'ai envie de toi... »


Le brun posa un doigt tendre sur les lèvres de son jumeau.

« Moi j'ai envie que tu te reposes.
- Alors viens dormir avec moi...
- Tom... »
soupira le brun avec un petit sourire exaspéré.

A ce moment, une infirmière passa près d'eux, remarqua que Tom était réveillé et l'emmena dans une chambre, suivie de Bill. Quand elle referma la porte, Tom attira son frère à lui et l'embrassa avec fougue.

« Putain Bill, je t'aime.
- J'ai eu tellement peur... »


L'androgyne prit doucement le visage de son frère entre ses mains et le contempla sans bouger, ses yeux se remplissant peu à peu. Voyant ces larmes, Tom caressa délicatement la joue de son double avec une petite moue inquiète.

« Qu'est ce qu'il y a mon ange ?
- Si... Si t'étais mort, je... Je sais pas ce que j'aurais fait... »


Une larme lui échappa. Le dreadé le serra dans ses bras en murmurant doucement à son oreille :

« C'est fini, Bill. Je suis là, vivant, et je t'aime. Je t'aimerais toujours. Tu m'entends ? Toujours. Rien ni personne ne pourra m'en empêcher. »

Bill rentra sous les draps aux côtés de son amant et se blottit contre lui. Il enfouit sa tête au creux du cou de son double et y déposa un baiser avant de s'endormir entre la chaleur protectrice des bras de son jumeau.

Quand Tom se réveilla, l'odeur divine de Bill vint lui chatouiller les narines. Il s'aperçut qu'il serrait son jumeau dans ses bras, qu'il avait enfoui son nez au milieu de ses cheveux et qu'ils étaient apparemment tous les deux dans un lit d'hôpital.
Il se creusa la mémoire un instant puis tout lui revint. Se rappelant les larmes de son vis à vis, il pressa ses lèvres contre le sommet du crâne de ce dernier. Le brun remua légèrement, gémit. Il ouvrit avec quelques difficultés ses beaux yeux noisettes bouffis de sommeil et son visage s'éclaira d'un sourire bienheureux à la vue de son frère.

« Mgn Tom... gémit le brun avec un sourire ravi.
- Ca va mon ange ? l'interrogea son double en un murmure.
- Mmm ! Et toi ?
- Bien mieux... »



Bill bailla, s'étira, grogna, puis jeta un regard à son frère. Il se hissa à sa hauteur et approcha ses lèvres à quelques centimètres de son visage. Il ne bougea plus, toujours éloigné insensiblement du visage de son double, il avait les yeux clos et le seul fait de respirer l'odeur du dreadé le plongeait dans un état d'extase. Le blond s'approcha à son tour et ils échangèrent leur premier baiser de la journée. C'était un rituel qu'ils ne manqueraient pour rien au monde. Leur bisou du matin. Ils s'embrassaient et plus rien ne comptait, rien n'aurait pu les arrêter. Bill passa presque inconsciemment ses jambes autour de la taille de son jumeau. Ce dernier faufila ses mains sous le T shirt du brun et les fit jouer sur son torse laiteux. Leur baiser ne s'était pas brisé, il se poursuivait, toujours plus profond, toujours plus passionné. Quelques coups frappés à la porte les forcèrent à se séparer. Tom s'allongea à nouveau dans son lit, entraînant Bill avec lui, et rabattit les couvertures sur leurs deux corps agités de légers spasmes d'excitation. Une infirmière entra dans la chambre et émit un sourire attendrit en voyant les deux frères serrés l'un contre l'autre.

« Vous auriez pu demander un lit d'appoint...
- Nous avons l'habitude de dormir ensemble tous les deux
, répliqua Tom avec un sourire tendre à son frère.
- Oui, approuva ce dernier, depuis qu'on est nés.
- Et vous n'avez jamais arrêté ?
- Non !
se récria l'androgyne.
- Eh ben ! Je voulais prévenir Tom que le médecin passerait vers onze heure.
- Ok.
- A tout à l'heure, donc ! »


Elle partit sans leur laisser le temps d'en placer une de plus. Tom serra encore plus son frère dans ses bras.

« Je ne veux jamais arrêter de dormir avec toi... lui glissa-t-il tendrement.
- Booof... rétorqua le brun avec un sourire malicieux.
- Quoi bof ? s'étonna Tom en haussant un sourcil.
- Si on ne faisait que dormir toute notre vie, se serait un peu emmerdant, tu trouves pas ?
- T'as très bien compris ce que je voulais dire !
- ...
- Eyh, mon ange ! »


Pas de réponse. Le blond baissa son regard vers son frère et ouvrit de grands yeux. Au creux de ses bras, Bill dormait comme un bébé...


Vous en pensez quoi ?

Moi je suis pas du tout satisfaite...
Soyez francs, s'il vous plait...


Man'

# Posté le lundi 27 août 2007 12:43

Modifié le dimanche 18 mai 2008 15:58

Chapitre 2 - Souvenirs

Chapitre 2 - Souvenirs
Chapitre 2 : Souvenirs

Tom se retint d'éclater de rire et, tout en admirant le visage du brun, il laissa ses pensées s'échapper vers ce jour, ce fameux jour où sa vie et celle de Bill avaient basculé. C'était deux ans auparavant, alors que les jumeaux venaient de fêter leur 16e anniversaire...

*Flash back*

Ce soir là, Tom s'était enfermé dans sa chambre et, affalé de tout son long sur le plancher, il pleurait à chaudes larmes. Chaque larme, chaque cri, chaque sanglot qui s'échappait de lui était dédié à son frère. Le visage d'ange dansait derrière ses paupières closes, le son de sa voix résonnait dans ses oreilles, son odeur exaltante hantait ses narines et son c½ur irradiait de douleur. Une douleur due à l'amour intense que le dreadé portait à son frère. Un amour horriblement douloureux car il était interdit et non partagé. Un amour si fort, si incontrôlable, qu'il lui semblait presque dangereux. Ce que Tom ignorait c'est que, de l'autre côté de la cloison, Bill était dans le même état. Si à cet instant il avait pressé son oreille contre le mur, il aurait entendu de légers sanglots et, prononcé au milieu des larmes, un nom. Le sien. Mais Tom n'avait rien fait de tel. Il était resté affalé pas terre, meurtri par la souffrance, meurtri par son amour trop profond qu'il croyait à sens unique, le soleil déclinant par la fenêtre, et il avait fini par s'endormir. Une légère pression sur son épaule l'avait tiré du sommeil. Il avait levé les yeux et découvert le visage de sa mère, inquiet et intrigué.

« Tom, que se passe-t-il ?
- Rien...
- Dis moi ce qui s'est passé avec Bill.
- Avec Bill ? avait-il demandé sans comprendre. Mais...
- Dans ce cas, explique moi pourquoi il est allongé dans la même position que toi, le visage ravagé par les larmes... Explique moi ce qui se passe !
- Bill... Pleure ?
- Ou a pleuré. Tout comme toi, chéri...
- Je vais le voir. » avait-il déclaré avec détermination.


Il passa devant sa mère en coup de vent et ouvrit doucement la porte de la chambre de son double. En effet, allongé par terre dans la même position que lui quelques instants plus tôt, son frère dormait, une impression de désespoir peinte sur le visage. Cette souffrance était insupportable au dreadé qui s'accroupit doucement près de son frère et posa tendrement sa main sur son épaule. Bill ouvrit les yeux et un sourire d'extase naquit sur son visage quand il découvrit son frère près de lui.

« Qu'est ce qui va pas Bill ?
- Tom ? C'est bien toi ?
- Oui c'est moi ! Tu veux que ça soit qui !
- Alors je dois rêver...
- Mais non, bon sang ! Tu rêves pas, t'es parfaitement réveillé !
- Et si je rêve, poursuivit le brun en l'ignorant superbement, je peux faire ce que je veux... »


Tom se tut, même s'il était toujours aussi intrigué. Son sentiment d'inquiétude avait laissé la place à de la curiosité. Qu'allait faire son jumeau ? Il le vit s'avancer sensuellement vers lui, tel une panthère en quête d'une proie, puis écarter ses genoux avec tendresse et se blottir entre ses jambes. Le brun approcha ensuite ses lèvres de celles de son frère avant de s'en emparer fougueusement.

Ca dépassait tout ce que Tom avait pu imaginer. Il se sentit fondre, perdit toute perception du monde qui l'entourait, la tête lui tourna. Il n'aurait jamais pensé que ce put être si bon, pourtant il avait passé des heures à essayer d'imaginer ce sentiment. Les deux jumeaux perdirent tout contrôle, la passion qu'ils refrénaient depuis si longtemps s'empara d'eux. Leurs souffles s'accélérèrent, leurs soupirs se transformèrent en gémissements. Serrés l'un contre l'autre au milieu de la pièce, ils prolongèrent leur baiser avec fièvre. Leurs doigts s'entrecroisèrent, leurs jambes s'entremêlèrent, puis, au bout d'un long moment, leurs lèvres se séparèrent quelques instants avant de se chercher à nouveau avec empressement. Ils passèrent leur nuit ainsi, s'embrassant sans jamais réussir à se séparer, s'enivrant de l'odeur de l'autre.

*Fin du flash back*

Tom soupira imperceptiblement au souvenir de cette nuit. La toute première nuit qu'il avait passée avec Bill en tant qu'amant et une des plus belles dont il se souvenait même si, cette nuit là, ils étaient restés entièrement habillés. Il se pencha et chassa une mèche ébène du visage de son frère d'un geste délicat. Personne, pas même lui même, n'aurait pu savoir combien il l'aimait...

*du côté des infirmières*

« C'est quand même extraordinaire, s'exclamait une jeune soignante, ces deux garçons dorment tous les deux comme des bienheureux, ils ont l'air de tenir énormément l'un à l'autre, et personne d'autre n'a l'air de se soucier d'eux ! Pas un coup de fil, pas une visite de parents proches ou éloignés, ou même d'amis. Rien !
- T'as raison, Laure, l'approuva sa collègue, c'est bizarre. Mais ils sont tellement mignons tous les deux...
- Eyh Nadège, ils sont un peu jeunes pour toi nan ?
- C'est pas ce que je veux dire ! Mais, ensemble, ils sont vraiment...
- Choux !
- Pas exactement, rétorqua la dénommée Nadège d'un ton rêveur, c'est comme deux parties d'un miroir qu'on aurait recollé, comme s'ils n'étaient qu'un seul être séparé en deux...
- Pfff, toi et tes grandes idées...
- Je vais faire la perf' du 48 si c'est comme ça que tu le prends !
- C'est ça, bosse ! » rit Laure en s'éloignant.


Nadège sourit légèrement puis se dirigea rapidement vers l'accueil où elle consulta le dossier de Tom Kaulitz. Il avait en effet un frère jumeau et deux parents qui avaient divorcé avant de se remarier chacun de son côté. Pourquoi aucun de ces quatre là n'était venu lui rendre visite ? Elle soupira, puis s'apprêta à retourner à sa perfusion. Soudain, un cri dans son dos la fit se retourner.

« Mademoiselle !
- Oui ?
- Je voudrais voir mon beau fils, Tom Kaulitz, j'ai appris qu'il avait été hospitalisé... »


Nadège sourit de toutes ses dents à l'homme puis le conduisit à la chambre en devisant avec lui.

« C'est là, monsieur, je vous laisse seul avec eux.
- Merci beaucoup... »


Gordon entra donc dans la chambre et assista à la scène émouvante qui s'y tenait. Tom caressant tendrement le visage de son frère, endormi dans ses bras. Gordon sourit puis s'approcha du lit.

« Salut Tomi ! lança-t-il au dreadé.
- Gordon ! s'exclama ce dernier en levant la tête. Ca fait plaisir de te voir !
- Je venais ici pour te voir, et finalement, c'est Bill qui dort ! constata Gordon en riant.
- Laisse le, dit le blond en jetant un regard à son frère, il est tellement mignon quand il dort...
- Toujours aussi amoureux...
- Ouais, répondit-il, légèrement rouge.
- Ecoute Tom, j'ai parlé à votre mère mais...
- Elle ne veux toujours rien entendre, je sais.
- Je suis vraiment désolé pour vous...
- Mais toi au moins, t'es là ! Ca fait plaisir, tu sais.
- Merci mon gars. »


Il tapota l'épaule du dreadé avec un sourire. En réalité, le beau père des jumeaux était plus ému qu'il ne le laissait paraître. Il aimait énormément ces gamins, et le jour où leur amour avait été découvert, il avait été le seul à bien vouloir les soutenir...

*Flash back*

Un froid matin de décembre, dans la chambre de Tom Kaulitz, tout était calme. Sous les draps, entièrement nus, étroitement enlacés, les jumeaux et amants dormaient paisiblement. Leurs yeux s'ouvrirent au même instant sous la caresse d'un rayon de soleil et la première vision de chacun fut l'océan noisette des yeux de son vis à vis. Tom commença à couvrir le cou de son double de baisers passionnés, mais ce dernier se retira gentiment avec un léger sourire.

« Tom, déclara-t-il doucement, maman et Gordon sont là...
- Et alors, est ce que le fait que nous soyons là les empêche de faire l'amour ?
- Je pense pas mais...
-Alors laisse moi t'aimer, Bill... S'il te plaît...
-Mon c½ur, s'ils nous trouvent...
- Tant pis ! Je veux vivre avec toi toute ma vie et rien ne m'en empêchera. Je veux te faire l'amour, là maintenant, je t'aime trop pour penser à ce que les gens penseront de nous. Ce que je sais moi, c'est que je t'aime... Laisse moi juste te montrer à quel point... »


Ce disant, il fit glisser ses mains tout le long de la colonne vertébrale de son frère et l'embrassa avec fougue. Il déposa de tendres baisers sur son épaule et se mit à califourchon sur lui en massant sensuellement le torse du brun. Bill gémit avec force, la tête renversée en arrière, les yeux clos.

« Tom... »

L'interpellé s'arrêta un instant puis murmura doucement :

« T'es sur que tu veux que j'arrête, mon ange ? l'interrogea-t-il en penchant la tête sur le côté d'un air malicieux.
- Mnnn... nan... continue steuplait...
- Tu change vite d'avis mon c½ur...
- Tom... J't'en supplie...
- Oui mon ange... »


Il lui chuchota un léger « Je t'aime » au creux de l'oreille avant de descendre ses lèvres tout le long du torse de son frère. Le brun serra ses hanches contre celles de son frère, faisant se rencontrer leurs virilités durcies, Tom gémit à son tour. Ses mains se saisirent délicatement du membre de son frère et commencèrent de lents vas et viens, le dreadé donna un coup de langue sur le gland de son frère, la faisant jouer là quelques instants. Bill se retint de crier et fourra sa tête dans un oreiller pour étouffer ce qui pourrait sortir malencontreusement de sa bouche.

Le blond sourit tandis que Bill se retournait sur le ventre. Il se plaça devant l'entrée de son frère, déposa un léger baiser sur son omoplate, avant d'y faire rentrer un doigt, puis deux. Voyant que le brun ne protestait pas, il fit délicatement rentrer un troisième doigt et commença de petits mouvements de vas et viens pour l'habituer à la sensation, tout en continuant à lui embrasser l'omoplate. Il voulait que son frère prenne son pied au maximum, il voulait le rassurer et lui éviter la douleur autant que possible. Bill gémit dans l'oreiller. Tom enleva donc ses doigts et pénétra lentement en son frère. Bill crut qu'il allait exploser de plaisir. Son frère était en lui, il faisait partie de lui, il lui donnait un plaisir fou. L'androgyne donna quelques petits coups de bassins pour montrer qu'il en voulait plus. Tom, lui aussi heureux comme jamais, répondit à la demande de son frère et accéléra ses mouvements pour atteindre l'orgasme encore plus vite. Les deux vis à vis se libérèrent au même instant. Bill plongea à nouveau la tête dans l'oreiller qui étouffa partiellement son cri, mais Tom hurla sans retenue le nom de son frère. Ils ne bougèrent pas, Tom toujours en son frère, brûlants, pantelants et ruisselants de sueur.

« Je... Waow... Merci mon c½ur... »

Le dreadé ne répondit pas, se contentant de reprendre son souffle, les lèvres collées sur le dos de son frère, un sourit béat sur le visage. Il se retira lentement de son double et s'allongea à ses côtés avant de le prendre tendrement dans ses bras. Mais, alors qu'il allaient se rendormir dans leur petite bulle d'amour, une voix retentit dans le couloir :

« Les garçons ? Qu'est ce qui se passe ? »

Une voix qui précéda de quelques secondes l'ouverture de la porte de la chambre de Tom. En les découvrant, ainsi, enlacés sur le lit, nus comme des vers, leur mère faillit avoir une attaque. Elle appela d'une voix stridente :

« Gordoooooooooon !!! »

Avant de se laisser tomber sur la première chaise venue. Tom rabattit aussitôt les draps sur eux et resserra son étreinte autour de Bill qui tremblait. Le brun commença à sangloter dans le cou de son frère. Il avait peur... Peur que sa mère n'accepte pas leur amour, peur qu'elle les renie, peur de ne plus la revoir, peur de la perdre, peur de perdre Tom... Gordon entra dans la chambre et un bref coup d'½il au lit des amants lui fit comprendre ce qui se passait. Il prit gentiment sa femme par la taille et l'emmena hors de la chambre. Il revint quelques instants plus tard, seul, et s'assit au bord du lit. Son visage était grave, mais il semblait comprendre.

« Vous pouvez m'expliquer, s'il vous plait ? »

Une larme de Bill coula sur le cou du blond qui passa sa main dans les cheveux de ce dernier, le serrant toujours plus contre lui pour tenter de le rassurer.

« Je... Nous... Enfin... commença Tom d'une voix tremblante.
- Calmez vous. Expliquez moi tout calmement, je vous promets que je vous écouterai jusqu'au bout.
- Bill et moi nous sommes... amoureux l'un de l'autre... déclara le dreadé avec force. Oui, fous amoureux depuis quelques mois. On sait que c'est illégal, dégueulasse et tout ce que tu voudras, mais c'est un amour qui ne se contrôle pas. C'est... C'est plus que de l'amour, c'est... De la passion... Une passion folle sans limite...
- Mais...Pourquoi ne pas en avoir parlé plus tôt ?
- C'est évident, non ? On avait tellement peur que vous n'acceptiez pas, que vous nous repoussiez... Nous voulons juste nous aimer... »


Gordon n'ajouta rien. Il tapota juste l'épaule du blond en geste de soutien et sortit de la chambre en leur demandant de s'habiller.

*Fin du flash back*

Bon alors voilà un new chapitre
En cadeau de fin de vacances -_-'


Je suis littéralement FURAX
Parce que mon ordi s'est déconnecté pile à l'instant où j'enregistrais mon article tout beau avec mes couleurs etc
Que j'avais mis trois heures à faire
Et j'ai du tout recommencer...
Donc les couleurs viendront plus tard.
Et les suite, se sera plutôt le week end =)

[Dédicace to my Flo et my Nan's en souvenir de notre aprèm de fou ^^ Flo parce qu'elle voulait voir la suite du DVD 0.0 et Nan's tout simplement paske elle est aussi folle que moi <3]

<3

=) Man' =)

EDIT : V'là les couleurs !
J'ai pleiiiiin de suite d'avance =D
Pour vous faire une idée, j'ai déjà écrit le chapitre 6
En sachant que chaque chap' fait trois pages environ ^.^








# Posté le samedi 01 septembre 2007 05:53

Modifié le dimanche 17 août 2008 15:16

Chapitre 3 - Complications et explications

Chapitre 3 - Complications et explications
Chapitre 3 : Complications et explications

Tom sourit en évoquant mentalement tous ces souvenirs. Ils étaient tellement douloureux, pourtant... L'image de sa mère qui les regardait avec dégoût et leur hurlait de s'en aller, la façon dont elle l'avait annoncé d'une voix dure à toute leur famille sans même leur jeter un regard, et puis tous ces visages horrifiés se tournant lentement vers eux, ces mots hostiles débordants de répulsion envers leur relation... Les larmes de Bill au creux de ses bras, chaque jour, chaque soir, chaque nuit ; ses « pourquoi ? » et ses « je t'aime » ne cessant de résonner au milieu des sanglots, la déchirure qu'ils avaient tous deux ressentie quand ils avaient du partir et faire leur vie tous seuls, chassés du domicile familial par tous ceux qui quelques mois plus tôt disaient les aimer... Tous ces moments atroces étaient estompés par les sourires, l'amour et le soutien de leur beau père. Tous ces petits gestes infimes qui les aidaient à supporter, ses regards, ses cris, sa foi, et surtout ce sourire qu'il savait leur adresser quand rien n'allait vraiment plus. Ce sourire porteur d'espoir... Ce même sourire qui ornait à présent ses lèvres, un sourire empreint à la fois de tristesse et d'espérance, à la fois de chaleur et de nostalgie. Tom se sentit soudain parfaitement réveillé et sur le qui vive. Il connaissait bien son beau père, suffisamment pour savoir que...

« Qu'est ce qui se passe ? demanda-t-il avec fièvre.
- Je... mais rien ! se récria Gordon, surpris.
- Si, je sais qu'il y a un truc que tu ne m'as pas dit, insista le dreadé. Gordon, ça sert à rien d'attendre...
- Je veux juste que Bill se réveille.

- Bon... »

Il entoura le visage du brun de ses mains et déposa un baiser sur son front. Le brun émergea doucement, vit Tom -ce qui alluma une lueur au fond de son regard noisette-, puis Gordon. Il sourit aux deux, se frotta les yeux et s'assit dans le lit.

« Salut Bill, lui dit doucement son beau père. Bien dormi ?
- Mouaiiiis... approuva l'interpellé. C'est sympa de passer !
- Gordon s'apprêtait à nous annoncer une nouvelle... »
intervint Tom.

Le visage dudit Gordon prit soudain une teinte embarrassée. Bill, voyant ses pires craintes confirmées, se saisit de la main de Tom et la serra si fort que ses jointures devinrent blanches. Pourtant, ni lui ni son frère n'y prêtaient attention, le regard fixé sur la mine décomposée de leur beau père.

« En fait... commença ce dernier d'une voix hésitante. Vous savez que votre mère et moi allons divorcer, bientôt.
- Moui...
- Et ce faisant, je n'aurais plus aucune responsabilité sur vous...
- ...
- Votre mère va tout faire pour...
- ...
- Une fois qu'elle pourra décider seule, elle fera tout...
- Oui ?
- Pour vous séparer, tous les deux. »


La nouvelle jeta un froid sur les deux jumeaux. Bill sentait déjà le vide que créerait une vie sans son frère. Ce n'était pas une vie, ce n'était même pas la peine de la vivre ! Tom était sa vie, Tom était son oxygène, Tom était... Tout. Oui, tout. Rien qui ne l'habitait ne le rattachais pas à lui. Ce ne pouvait pas être vrai. Ce n'était pas possible. C'était tout simplement inconcevable.

« Elle... Elle n'a pas le droit ! s'exclama le brun en secouant la tête.
- J'ai bien peur qu'elle n'en trouve le moyen... Je suis vraiment désolé.
- Elle ne ferait pas ça...
continua-t-il comme pour s'en convaincre.
- Pour être franc, elle veut retrouver les fils qu'elle avait avant.
- Mais on est les mêmes, merde !
s'énerva Tom.
- On n'est pas d'autres personnes... poursuivit son jumeau, la voix étranglée.
- Pour elle si... » déclara douloureusement Gordon en baissant les yeux vers les draps immaculés.

Tom renonça à discuter et se contenta de murmurer à l'oreille du brun :

« T'inquiète Bill, tout ira bien... »

L'interpellé hocha la tête sans réelle conviction. Oui, il l'espérait... Gordon repartit avec un petit sourire, promettant de revenir le lendemain, laissant derrière lui un silence anxieux. Le dreadé alluma la télé, tandis que Bill chantonnait dans son coin pour détendre l'atmosphère. Aucun d'eux ne le reconnaissait consciemment, mais ces gestes avaient un but précis : oublier. Bientôt, les deux frères se serraient l'un contre l'autre, assis sur le lit, les yeux posés sur l'écran sans vraiment le voir. En s'ouvrant, la porte de la chambre les sortit de leurs pensées. Bill se leva du lit pour s'asseoir sur le fauteuil qui le bordait et fixa son regard chocolat sur le médecin qui venait d'entrer dans la chambre.

« Bonjour messieurs... les salua le médecin.
- Bonjour...
- Euh...
questionna-t-il en dévisageant Bill. Vous êtes ?
- Son frère jumeau.
- Bien. Bon alors ce qui est arrivé à Tom a été causé par une grosse fatigue doublée d'un choc émotionnel important. Je ne sais pas de quoi il s'agit et je ne m'en mêlerais pas. La seule chose que je peux conseiller à Monsieur Kaulitz est de se ménager pendant quelques temps et d'éviter toute sorte d'émotion forte.
- Et je pourrais sortir quand ?
se renseigna Tom.
- A la fin de la semaine, lui assura l'homme, vous aurez le temps de récupérer, comme ça.
- Si Tom ne peut pas éviter les émotions fortes, comme vous dites, qu'est ce qui se passera ? demanda l'androgyne.
- Eh bien... Je ne peux pas dire exactement, mais il y a des chances pour que ça se reproduise et je ne garantis pas que ça se passera aussi bien que cette fois ci...
- ...
- Bon,
repris le médecin sans attendre de réponse, je vais vous laisser, à demain ! Et soyez prudent, c'est de votre vie qu'il s'agit... »

Il sortit de la pièce d'un pas rapide donné par la pratique de son métier. Dans la chambre, régnait à nouveau un silence pesant... Bill frissonna.

« Tom, j'ai peur... murmura-t-il.
- N'aie pas peur, mon c½ur.
- Attends, comment veux tu que...
- On a une semaine pour y penser, pour le moment j'ai pas trop envie perso.
- D'accord, d'accord... Tu veux qu'on se tienne une discussion bien conne à propos de l'écharde qui s'est enfoncée dans ton gros doigt de pied ?
- Quoi ?
- T'as une écharde dans le doigt de pied.
- Ah ! C'est ça qui me tue à chaque fois que je bouge le pied ?
- Ben apparemment...
- Putain tu veux pas me l'enlever ? »


Le brun grimaça et secoua la tête avec un immense sourire.

« J'y arriverais pas mieux que toi, rétorqua l'androgyne en tirant la langue à son jumeau.
- Rah, t'exagère... J'ai failli mourir et toi tu m'aides même pas !
- Une écharde ne te tueras pas...
- Mais toi si, un de ces jours !
- Ca fait plaisir...
- Je... »


Leurs regards se rencontrèrent. Finalement, c'était peut être vrai... Si ils devaient se séparer, Tom ne tiendrait sans doute pas le choc... Bill secoua la tête pour lui même et se leva du fauteuil où il était encore assis. Il revint quelques minutes plus tard après avoir farfouillé quelques secondes dans la salle de bain, une pince à épiler et un coton imbibé d'alcool entre les mains. Sans dire mot, il retira délicatement le bout de bois qui s'était logé dans l'orteil de son frère, y appliqua le coton, puis retourna le jeter dans la salle de bain.

« J'ai faim ! clama le dreadé dès qu'il revint vers lui.
- Ca m'aurait étonné ! rit Bill en levant les yeux au ciel.
- Tu veux pas aller chercher quelque chose à manger ?
- J'y vais mon tit ventre à pattes d'amour... » soupira le brun avec un sourire résigné.

Il sortit donc de la chambre, redescendit à l'accueil et chercha un distributeur. Après avoir poireauté quelques instants, il trouva enfin ce qu'il cherchait et se mit en devoir d'acheter tout le contenu de la machine. Il n'en fallait pas moins pour contenter deux estomacs affamés, surtout ceux des jumeaux Kaulitz... Quand il revint, croulant sous le nombre des paquets de chips, chocolats et autres cochonneries, Tom avait tout bonnement disparu de son lit. Entendant un filet d'eau couler dans la salle de bain, Bill se rassura, posa sa marchandise sur le lit et s'assit sur le seul (petit) coin de place restant sur ce dernier. Il jeta un ½il à sa manucure, pianota légèrement des doigts sur le rebord du lit... Puis, il ne parvint plus à contenir toutes les idées perverses qui lui passaient par la tête et alla frapper à la porte. Tom ouvrit tout de suite, une serviette nouée autour de la taille et un petit sourire sur les lèvres. Bill soupira imperceptiblement en réalisant qu'il avait fini sa douche et transforma ses pensées pas très cathos en un simple (mais fougueux) baiser qu'il imposa à son frère, le plaquant contre la porte avec un petit gémissement. Il regarda ensuite d'un air gourmand le dreadé s'habiller puis le traîna jusqu'au lit. Le blond ouvrit de grands yeux gourmands...
Il se jeta sur la première chose venue et commença son festin en mâchant bruyamment.

« J'ai l'impression de te faire moins d'effet que ce paquet de chips... déclara Bill avec une moue offensée.
- Qufroi ?
- Nan, rien, ça fait plaisir de retrouver mon Tomi... »

Le dit Tomi déglutit difficilement et sourit de toutes ses dents à son jumeau. Un si joli sourire, si franc, si mignon, si... plein de miettes.

« Moi aussi je t'aime Bill !
- Mange au lieu de dire des conneries ! »


Le sourire du dreadé s'agrandit encore plus et il replongea dans son paquet de chips. Son frère l'imita et les deux doubles mangèrent en silence jusqu'à ce que Bill réalise soudain quelque chose.

« Tom ? lança-t-il.
- Mgn ?
- Le médecin a dit que tu avais du subir un choc émotionnel violent...
- ...
- C'est quoi qui t'as choqué comme ça à ce moment là ? »




Ze suiiite !
Dites moi vite c'que vous en pensez...



Dans un tout petit plus d'un mois... 32 jours, bordel !!!

Je vous aime <3

Man' =)


[EDIT : Warum mich ?]

EDIT 2 :Bon, alors les gens, je suis fière de moi U_U
Je viens d'écrire toutes les grandes lignes de cette fic du début à la fin
Enfin, les grandes grandes lignes quoi
L'intrigue en très gros
Mais du coup j'ai un aperçu de ce que ça va devenir =)

# Posté le samedi 15 septembre 2007 04:57

Modifié le dimanche 18 mai 2008 15:53